Petites histoires
Le Chateau:
 
Fortifié d’une enceinte dès le Moyen Age et chapeauté d’un fort et d’un donjon, le village prit son allure actuelle au XVIe siècle, quand Henri de Rovilhasc reconstruisit le château dans le style de la renaissance, entre 1539 et 1544, englobant dans le nouvel édifice le vieux donjon du XIIe siècle. Ce château faillit cependant ne pas atteindre sa vingtième années, car en 1563, Barthélémy Bellon, commandant de la place, le livra sans combat aux protestants lors de leurs grand raid dans la région ; épargné d’un assaut grâce à cette trahison, le château fut ensuite sauvé du bombardement des catholiques par le manque de pugnacité des huguenots qui s’y étaient retranchés et qui préfèrent une fuite peu honorable à un siège peut-être perdu d’avance, quand ils virent, trois jours plus tard, Serbelloni- le propre neveu du pape accourir au secours des Barroussiais à la tête d’une trop nombreuse troupe. Si les deux siècles suivant furent traversés sans trop de vicissitudes par le château, la révolution et le XIXe siècle apportèrent leur lot habituel de dommages et d’abandons, aussi au début du XXè siècle n’était-il plus, comme beaucoup de ses collègues, qu’une ruine branlante ; il fut sauvé par M. Vayson-de-Pradennes, qui l’acheta en 1929 et le restaura pendant dix ans, remontant les murs, recréant les toitures crevées, ajoutant peut-être par-ci par-là quelques détails que les Rovilhasc n’avaient pas prévus, mais rétablissant ainsi l’édifice dans toute sa gloire.
Pour peu de temps hélas, car l’ironie du sort voulut que la restauration soit terminée en 1939, juste à temps pour la déclaration de guerre. Aussi quand en 1943 les allemands cherchèrent un pied à terre pour abriter les troupes qui traquaient les maquisards de la région, ils trouvèrent tout naturel de réquisitionner cette grosse bâtisse d’où l’on pouvait surveiller toute la vallée, ainsi que la route Vaison-la-Romaine-Carpentras et
où l’on se trouvait, derrière murailles et grilles, à l’abri de coups de mains ; le séjour de ces touristes un peu spéciaux ne dura pas indéfiniment, les aléas de la guerre les appelant ailleurs, mais quand ils partirent ils abandonnèrent dans leur cantonnement seigneurial paillasses et lits. Ce détails anodin allait à nouveau coûter la vie au château : en août 1944, lors de la débâcle des occupants, des maquisards ouvrirent le feu
sur des troupes qui refluaient par la route de Vaison-la-Romaine ; le lendemain, un détachement allemand envahit le village, que prudemment tous les hommes avaient évacué, n’y laissant qu’une quarantaine de femmes, enfants et vieillards ; en inspectant le château, les soldats découvrirent les vestiges du passage de leurs compatriotes, et croyant tenir ainsi la preuve qu’un camp de résistants s’étaient logés ici, ils  ncendièrent le château et pillèrent le malheureux village, laissant les lieux dans un état sensiblement peu différent de celui dans lequel Vayson-de-Pradennes les avait trouvés. Et cependant, le miracle s’accomplit une seconde fois : le château fut à nouveau restauré et sauvé, et continue ainsi à offrir sa fantastique silhouette aux rêves et aux appareils photos des touristes.
 
L'aqueduc:
Vestige d’un aqueduc du XIXè siècle, aux arches reposant sur des cercles au lieu des piliers carrés ou rectangulaires conventionnels ?Après s’être effondré en 1945, il est partiellement restauré depuis 1997.
 
Le monastère:
 

Un peu au nord du Barroux, au sommet d’un mamelon merveilleusement bien situé pour embrassé d’un seul coup d’œil les Dentelles et le Ventoux, se dressent les anti-ruines d’une abbaye cistercienne du XIIè siècle : en effet depuis quelques années, une congrégation (intégriste ou dissidents selon les opinions) fait construire une copie des abbayes cisterciennes traditionnelles. Leur travail n’avance pas très vite mais il est très bien fait, et à l’époque où la partie d’habitation était encore en chantier et où tout le pays passait ses dimanches à y déambuler, on pouvait voir que si l’extérieur était de type roman, les chemins de câbles électriques et les gaines techniques n’avaient rien à envier aux navettes spatiales. L’histoire de cette congrégation est étonnante, car elle débuta vers le milieu des années 1960 par l’installation, à la petite église romane Ste Madeleine de Bédoin, de   l’abbé et d’un seul frère. Ce micro-couvent, où l’on pratiquait encore le rite catholique traditionnel avec des messes interminables en latin et des fumées d’encens, attira des vocations de plus en plus nombreuses, et ainsi peu à peu un véritable monastère vit le jour. Ceux qui ont connu la Madeleine de l’époque se  rappelleront sans doute ces irréalistes messes de minuit débutant par une veillée sous les étoiles autour d’un feu, tandis que les agneaux bêlaient en arrière-plan et que leurs sonnailles tintaient dans les fumées et les chants ; on était transporté en dehors du temps. Plus ou moins chassés de la Madeleine de Bédoin quand l’Eglise fut presque au bord d’une nouvelle rupture entre partisans des curés en jeans et ceux des curés en soutane, les moines achetèrent un grand terrain au Barroux, pour y construire leur rêve et y réimplanter une nouvelle Sainte Madeleine. Leur présence est inégalement appréciée dans la région : mais leurs messes font salle comble tous les dimanches. Quelle que soit votre opinion religieuse allez voir ce monastère, c’est une curiosité architecturale et un de ces défis fous dont on a perdu le secret.

Infos

- une rando en doublon pour La Clavelière proposée par Jean le dim. 30/4

- le programme du « Printemps du Toulourenc » des 29 et 30/4

- A qui la paire de gants rouges prêtés à Giselle Musicien lors de la St jean au Ventoux en juin 2016 ?

 

 

Samedi prochain 22 avril aura lieu la 5ème édition du Rando Challenge à Peypin d’Aigues à côté de Pertuis (Luberon).

Si vous souhaitez participer faites le savoir par retour d’é-mail.

- Pour la rando du jeudi 20 avril ça sera Alan qui remplacera J. Marie et inversement  le jeudi 1er juin. 

- Pour le w.e. « Les Gorges de la Méouge » des 27 et 28 mai, suite à un désistement il y a une place à pourvoir.

  Si vous êtes intéressé contacter Christian REY  tél. : 06 85 15 70 49

 

 

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