Petites histoires

Monieux

Pour plus d'info consulter le site de l'office de tourisme.

HISTOIRE
Etymologie
Au début du Moyen-âge, création du village " de Monilis " dépendant du Comté de Sault qui deviendra " Monjeu " au XVIIIe siècle et " Monieux " au XIXe siècle.
Armoirie Description " d'argent au loup ravissant d'azur à la bordure de gueules "
Origine : l'Armorial général a retenu le loup de la famille d'Agoult, auquel la Commission d'héraldique ajoute comme "différent" la bordure. modification adoptée par le Conseil Municipal en avril 1983.
A 650 mètres d'altitude, la commune de Monieux est étendue sur 4712 ha et composée de plusieurs hameaux et lieux-dits.
Le village est dominé par les pans de murs d'une tour de guet carrée médiévale reliée au village par une enceinte dont il reste d'importants vestiges.En contrebas, " La Nesque ", rivière indissociable de l'histoire de Monieux et des Gorges de la Nesque. Les abords de cette rivière attirèrent les populations primitives car elles ne manquaient pas d'avantages : grottes, forêts giboyeuses, poissons, etc…
A la fin du XVIIe siècle, l'industrie locale de Monieux est celle du bois.En 1692 vivaient dans le bourg 8 menuiseries, 3 tourneurs, 2 tonneliers et 3 scieurs de long. A la même époque, la commune comptaient 20 tisserands. Il reste le long de la Nesque quelques beaux moulins.

La fontaine «Anesca»

La plus ancienne des deux fontaines de Monieux, celle dite « du Moulin », est située au bas du village, au bord de la Nesque. Elle est alimentée par une source et l’on y accède par le bien nommé Chemin de la Fontaine. Elle possède un lavoir où, jusqu’au XIXe siècle, les femmes entourées de leur marmaille piaillante maniaient le battoir dans les rires et les échanges de nouvelles.
Mais cette fontaine étant excentrée par rapport à l’agglomération, le chemin était rude pour remonter au village avec son chargement d’eau. C’est pourquoi, en 1905, Léon Doux, maire de Monieux et directeur du prestigieux théâtre de l’Alcazar à Marseille, décide de doter sa
commune d’un point d’eau au centre du village. Il fait faire des recherches par un sourcier, entreprend les travaux de captation de la source et fait construire, sur la place du village, la fontaine qui porte son nom. Pour couronner celle-ci et rendre hommage à la Nesque  (Anesca en provençal), il commande au sculpteur Pérosi une statue en bronze représentant une allégorie d’Anesca sous la forme d’une jeune fille portant une cruche et une brassée d’épis. La fontaine fut inaugurée dans la liesse générale le 27 août 1905 et Anesca, petit bijou de style Art Nouveau, trône depuis lors sur la place du village et les Moniliens en sont très fiers.
Au cours de la dernière guerre mondiale, Anesca a bien failli disparaître pour servir de métal à canon. Heureusement, grâce aux habitants du village, elle put être sauvée et, cachée dans une grotte des Gorges jusqu’à la fin des hostilités, retrouva, à la Libération, son piédestal.

Eglise Saint-Pierre

Curieusement située à l’extérieur des remparts, la charmante église Saint-Pierre a été édifiée au XIIe siècle. Au fil du temps, l’abside initiale a disparu et divers ajouts et modifications (surélévation du sol, construction de chapelles latérales aux XVIIe et XVIIIe siècles, etc…) ont transformé l’église originelle mais le chœur surplombé d’une élégante coupole octogonale sur trompes témoigne encore de l’époque romane. Humble et touchante dans sa simplicité, elle est perçue par ses visiteurs comme un havre de paix qui invite à la douceur et au recueillement.
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La chapelle Saint-André Tour de guet

elle d’époque romane et en ruine, la Chapelle Saint-André semble se consoler des outrages du temps en dominant sereinement le village et le Val de Sault. Bâtie sur le roc près de la tour de guet qui surplombe Monieux, elle était encore en activité avant la dernière guerre mondiale. Sa visite se mérite mais la vue qu’elle offre, au sommet de la falaise, sur Sault, la vallée et les collines environnantes jusqu’à la Montagne de Lure dédommage largement des efforts –ou du plaisir- de la montée.

Le Belvédère du Castelleras

LES GORGES DE LA NESQUE
Gigantesque fissure aux allures de canyon entaillant le plateau calcaire, karstique, des Monts de Vaucluse, les Gorges de la Nesque se déroulent sinueusement sur une vingtaine de kilomètres entre Monieux et Méthamis avec une dénivellation d’environ 300 m entre ces deux points. La petite rivière qui en suit le tracé, la Nesque, disparaît en aval de la majestueuse et impressionnante falaise du Rocher du Cire qui se dresse à plus de 200 m au-dessus du torrent. Mais ses eaux poursuivent leur cheminement souterrain et, par le jeu d’infiltrations successives dans la roche calcaire fissurée, finissent par rejoindre celles de la Fontaine de Vaucluse, une trentaine de kilomètres plus loin. les Gorges de la Nesque sont les plus spectaculaires de Provence, l'une des plus belles percées hydrogéologiques du midi. Un canyon grandiose et sauvage, où se dressent de fantastiques rochers, que l'on découvre depuis la route en encorbellement sur le précipice (D.942 de Sault à Carpentras) jalonnée de tunnels et de belvédères dont celui du Castelleras face au majestueux Rocher du Cire.
C'est dans le courant de l'année 1866, bien avant l'ouverture de la route qui surplombe ce site, que Frédéric MISTRAL découvre les Gorges de la Nesque et les ruchers sauvages du Rocher du Cire, où il entreprend, au péril de sa vie, de récupérer les gaufres d'or gorgées de miel. Les péripéties de son escalade du Rocher du Cire, relatées dans Calendal, chant VII, constituent un des points culminants de ce poème épique, en douze chants, dans lequel l'auteur exalte la Provence maritime et la Provence montagnarde. La stèle dédiée à Frédéric MISTRAL, placée sur le belvédère du Castelleras, spécialement aménagé pour la recevoir, face au Rocher du Cire, dominant l'un des plus beaux sites sauvages de Provence, a été mise en place par le Syndicat d'Initiative de Sault et inaugurée le 11 septembre 1966. Mais laissons parler le poète qui, il y a plus d'un siècle, consacra ce site majeur, comme l'un des plus remarquables en Provence et revivons avec lui son épopée, en prenant connaissance d'un extrait, en version provençale, de Calendal chant VII :
Aquelo Nesco s'encafourno
Dins uno coumbo arèbro e sourno
E vèn piéi un moumen que la roco subran
S'enarco amount qu'es pas de dire
Vous parle dou Roucas dou Cire
Ni cat, ni cabro, ni satire
N'en responde segur, jamai l'escalaran
Cette Nesque s'engouffre dans une gorge
anfractueuse et sombre
et vient ensuite un point où le roc brusquement  et incroyablement se cabre
C'est du Rocher du Cire qu'il s'agit
Ni chat ni chèvre, ni satyre
Je vous en réponds bien, jamais n'y grimperont
 
 
 

LE SITE ARCHEOLOGIQUE DU BAU DE L’AUBESIER

On sait depuis longtemps que plusieurs abris sous roche des Gorges de la Nesque étaient occupés dès l’époque préhistorique. Celui du Bau de l’Aubesier, redécouvert au XIXe siècle, atteste de la présence sur une longue durée de groupes humains qui trouvaient là, à la fois un approvisionnement en silex pour leurs outils et un environnement favorable à leur subsistance. Reconnu comme l’un des plus importants gisements du paléolithique moyen (300.000 ans à 35.000 ans avant J.C.) en Provence, ce site fait l’objet de fouilles archéologiques méthodiques depuis une vingtaine d’années. Celles-ci, menées par une compétente équipe canadienne, ont permis d’exhumer des outils et vestiges de la période de l’Homme de Néandertal. Afin de ne pas nuire au travail des archéologues, ce site ne se visite pas. les différentes espèces qui étaient alors chassées puis consommées par nos ancêtres préhistoriques, parmi lesquels on peut citer : le rhinocéros, le mégacéros, l'aurochs, le cheval, le cerf et l'élan.

CHAPELLE SAINT-MICHEL-DE-LA-NESQUE

Nichée au fond des Gorges de la Nesque, en bordure du torrent à l’abri d’une grandiose masse rocheuse, au-dessus duquel se trouvent deux autres abris sous roche occupés à l'époque préhistorique cette chapelle rupestre d’origine romane (mais remaniée au cours des siècles et notamment en 1643 comme en témoigne la pierre gravée du porche d’entrée), faisait encore, avant guerre, l’objet d’un pèlerinage le jour de son saint patron. Elle est bien émouvante, blottie au creux de son rocher au fond du ravin, et devant les quelques ruines qui subsistent d’elle, on a peine à imaginer qu’elle fut dépendante du prestigieux Prieuré de Montmajour et qu’une cavité voisine de la même roche abritait, jusqu’au milieu du XIXe siècle, un ermitage. A l'intérieur est conservé un cippe votif gallo-romain qui a dû servir au moyen âge de support d'autel.

La chapelle du Champ de Sicaude

Située à proximité de l’impressionnant Rocher du Cire, cette chapelle fut construite en 1713, à une époque où le hameau du Champ de Sicaude comprenait de nombreuses fermes en activité. Plus tard reconvertie en école, il n’en reste plus aujourd’hui que quelques pans de murs effondrés et une cloche, retrouvée par hasard au milieu des pierres et conservée avec soin par la municipalité en attendant d’être exposée au public. Dans son environnement grandiose au relief chaotique et vertigineux, le Champ de Sicaude fait partie de ces lieux qui ont nourri l’imagination des hommes et donnent une idée de l’éternité.

LES AIGUIERS

Ces bassins creusés par l’homme dans la roche étaient destinés à recueillir l’eau de pluie et servaient d’abreuvoirs aux troupeaux. A proximité des fermes, ils avaient également un usage domestique (hygiène, lessive, arrosage du potager). Certains se présentent comme de simples cavités à ciel ouvert. D’autres, très élaborés, possèdent un impluvium en amont et plusieurs bassins ou sont protégés par une voûte en pierres sèches servant de « condensateur de rosée ». La plupart des aiguiers inventoriés dans les Monts de Vaucluse datent des XVIIIe et XIXe siècles mais on en réalisait encore au début du XXe. Un grand nombre d’aiguiers sont visibles sur tout le plateau. A Monieux, on en trouvera des exemples intéressants au Champ de Sicaude, à la Ferme de Lausemolan et à la Combe de Puits Verrier.

 

Infos

 

Mise à jour du site le 21 sept 2017

 

En doublon de la rando « Ventoux sud : les jas par Le Replanas » avec Sylvie,

Alan BILL propose « La balade du Poët : de Ste Jalle au Poët Sigillat » :      4h30       400 m       11 km     R.V. : 9h

 

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